Les lycéens ont jusqu’au 23 octobre pour déposer leurs difficultés et leurs attentes sur la plateforme en ligne agora.gouv, ouverte par le ministère de l’Éducation nationale. Pour les familles, c’est l’occasion d’aider son adolescent à mettre des mots sur ce qu’il vit au lycée.
Plan de l'article
Une consultation nationale annoncée par le ministre #
C’est sur franceinfo, le mardi 6 octobre, qu’Édouard Geffray a annoncé le lancement d’« une plateforme » sur laquelle chaque lycéen peut exprimer « ses difficultés et ses attentes ». La consultation, hébergée sur agora.gouv.fr, était en réalité déjà ouverte depuis la veille au soir.
Selon franceinfo, tous les lycéens doivent recevoir un message les invitant à se connecter. L’annonce intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne, le ministère cherchant à renouer le dialogue directement avec les élèves.
Qui peut participer, et comment ? #
La démarche est ouverte à tous les lycéens, quel que soit leur établissement, général, technologique ou professionnel. Aucune information personnelle n’est demandée : l’élève peut, s’il le souhaite, indiquer son lycée et donc son académie, mais rien ne l’y oblige.
Concrètement, l’adolescent se connecte à la plateforme, choisit la consultation dédiée aux lycées et rédige sa contribution. Il peut parler de ses conditions d’étude, de son orientation, du climat de son établissement ou de ses attentes pour la suite de sa scolarité.
Que deviendront les contributions ? #
Le ministre s’est montré précis sur ce point : « à l’issue de tout ça, ces contributions vont être analysées et elles seront partagées ». Les remontées ne resteront donc pas dans un tiroir, elles doivent être rendues publiques après analyse.
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Édouard Geffray a aussi promis un suivi dans la durée : « Le plan d’action qu’on a déjà commencé à mettre en place et qui va se poursuivre, à la lumière de ces remontées, sera mesurable. Il y aura un calendrier et je pourrai en rendre compte. » Les familles pourront donc juger sur pièces dans les prochains mois.
Parents : pourquoi encourager son ado à contribuer #
Pour un adolescent, formuler ce qui ne va pas est un exercice difficile, surtout par écrit. C’est pourtant un apprentissage précieux : structurer une critique, distinguer un ressenti d’un fait, proposer une amélioration plutôt que se contenter de se plaindre.
Sans rédiger à sa place, un parent peut accompagner la démarche. Demander à son lycéen ce qui lui pèse le plus cette année, ce qui fonctionne bien dans son établissement, ce qu’il changerait en priorité. Ces trois questions suffisent souvent à faire émerger une contribution sincère et utile.
Un cadre rassurant pour s’exprimer
L’absence d’identification obligatoire lève un frein important. L’élève qui craint d’être mal vu par son établissement peut s’exprimer librement. C’est aussi un bon point de départ pour une discussion familiale sur la vie au lycée, souvent plus riche qu’un simple « ça va, les cours ? ».
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Une échéance à ne pas manquer #
La fenêtre de contribution se referme le 23 octobre, en pleine veille de vacances de la Toussaint dans certaines zones. Les lycéens qui veulent participer ont donc intérêt à ne pas attendre le dernier moment, d’autant que la rédaction d’une contribution réfléchie demande un peu de temps.
Reste à voir combien d’élèves se saisiront de l’outil, et surtout ce que le ministère fera des milliers de messages attendus. Le rendez-vous est pris : le ministre s’est engagé à rendre compte publiquement des suites données.
Questions fréquentes #
Mon enfant collégien peut-il participer ?
Non, la consultation annoncée le 6 octobre s’adresse aux lycéens. Les collégiens ne sont pas concernés par cette plateforme, qui vise à répondre à la mobilisation et aux attentes exprimées dans les lycées.
La contribution est-elle vraiment anonyme ?
Selon le ministre, aucune information personnelle n’est demandée. L’élève peut volontairement mentionner son établissement pour situer sa contribution, mais ce n’est pas obligatoire.
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Jusqu’à quand peut-on déposer une contribution ?
Les contributions sont acceptées jusqu’au 23 octobre. Elles seront ensuite analysées par le ministère, puis partagées publiquement, selon l’engagement pris par Édouard Geffray sur franceinfo.




